Un match à l’Union Berlin

Lorsqu’on parle de football, le club le plus connu de la capitale allemande est probablement l’Hertha Berlin. Mais si vous appréciez les stades aux grosses ambiances, alors mieux vaut aller voir un match à l’Union Berlin, le deuxième club de la ville. Dans la neige et le froid, j’ai assisté à Union Berlin – Arminia Bielfeld, et c’était cool !!

Union Berlin : les présentations

L’Union Berlin, basé dans le quartier de Köpenick (Berlin-Est), a été fondé en 1966. Le club évolue en Bundesliga 2 , comme le FC St Pauli, dont j’avais écrit un article par ici. L’équipe de l’Union Berlin joue ses matchs au stade An der Alten Fösterei qui a la particularité d’avoir été rénové par les supporters en 2008 et 2009. Et seules la Tribune Principale et une partie de la Tribune Ouest proposent des places assises. Dans le reste du stade, on regarde le match debout : histoire de mieux vibrer et supporter son équipe.

Le foot, le vrai

L’Union Berlin, c’est l’anti football business par excellence. Le prix des places est abordable et j’ai eu l’impression que les gens ne venaient pas au stade pour voir un joueur en particulier, mais plutôt pour supporter toute une équipe. Comme de bons passionnés de football, les supporters viennent au match environ deux heures avant le coup d’envoi. C’est donc tout à fait normal de se retrouver dans les tribunes à 11h du matin, avec un verre de vin chaud à la main, quand la rencontre commence à 13h. Pendant ce temps là, le kop s’installe tranquillement avec ses drapeaux et ses tambours. L’ambiance avant les matchs est conviviale, j’avais la sensation d’être à un match d’une équipe régionale qui joue le dimanche. Et comme j’ai l’habitude de voir les rencontres du FC Nantes debout, ne pas m’asseoir dans la tribune ne m’a pas dérangée. Au contraire, les tribunes sans sièges permettent de mieux ressentir les ambiances et d’être au coeur du match. On se sent plus proche des joueurs, on a donc plus envie de les supporter.

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L’entrée des joueurs se fait sur une chanson de Nina Hagen, l’hymne du club en quelque sorte. C’est le moment de sortir les écharpes et de chanter le plus fort possible. Cette musique un peu rock donne tout de suite le ton de la rencontre. Pendant le match, l’ambiance est vraiment géniale. Les supporters montrent bien qu’ils sont là. Je me suis même prise au jeu et au bout d’un moment je chantais aussi : « Eisern Union !!!! ». Au niveau du jeu, l’Union Berlin (qui joue en rouge sur la photo ci-dessus) et l’Arminia Bielefeld ont fait match nul 1-1. Entre les chants des supporters qui s’enchainaient et le jeu plutôt séduisant, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Mon tour des stades allemands continue, et j’espère revenir voir l’Union Berlin. Rien que pour l’ambiance, ce club mérite d’être connu.

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Mes 10 endroits préférés à Hambourg

Si vous lisez mon blog régulièrement, vous saurez qu’avant d’habiter à Berlin j’ai vécu 6 mois à côté d’Hambourg pour améliorer mon Allemand. Et cette expérience dans le Nord m’a donnée envie de rester encore un peu plus longtemps en Allemagne. Hambourg c’est mon premier coup de cœur, mon deuxième chez moi après la France. J’ai découvert cette ville à travers des lieux, des monuments et des quartiers, tous aussi surprenants les uns que les autres. Alors pour vous donner envie de venir découvrir cette ville géniale, voici une petite présentation de mes 10 endroits préférés à Hambourg :

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1-St Pauli, de St Michaelis Kirche au Millerntor Stadion

Ancien quartier des pêcheurs d’Hambourg, St Pauli est de loin mon quartier préféré à Hambourg. Réputé pour être le quartier chaud de la ville durant des années, St Pauli est désormais devenu un quartier branché où les punks, hipsters et familles cohabitent. Il regroupe deux monuments que j’apprécie particulièrement dans la ville : St Michaelis Kirche (l’un des symboles d’Hambourg) et le Millerntor Stadion, le stade du club de foot du FC St Pauli.

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2-Speicherstadt

C’est la zone des entrepôts à Hambourg. Speicherstadt se trouve dans le quartier d’Hafen City et l’on reconnaît cette partie de la ville avec ses bâtiments en briques rouges entourés de canaux. Ces bâtiments abritent aussi bien des entreprises que des musées. Une balade à Speicherstadt (classé au patrimoine de l’UNESCO depuis 2015) s’impose lorsqu’on visite Hambourg pour la première fois.

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3-St Pauli : Reeperbahn et sa vie nocturne

St Pauli est aussi connu pour son quartier rouge, la vie nocturne : les clubs et les bars de Reeperbahn. C’est sur cette artère ( les Hambourgeois l’appellent Kiez) que les gens se réunissent pour faire la fête le weekend. Je garde de très bons souvenirs de mes soirées entre amis sur Reeperbahn. Et pour les fans des Beatles, sachez que ce quartier a accueilli le groupe mythique de Liverpool. Paul Mc Cartney et sa bande se produisaient même au Grosse Freiheit 36.

4-L’Alster et la mairie

A Hambourg, impossible de manquer la mairie et l’Alster, une rivière qui se transforme en deux lacs avant de se jeter dans l’Elbe. L’endroit est magnifique, surtout au printemps et en été. On repère également la mairie de loin avec son beffroi. Pas de doute, nous sommes bien dans le nord.

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5-Hafen City

C’est un nouveau quartier à Hambourg. Hafen City est situé sur une ancienne partie du port et on y trouve de nombreuses habitations ainsi que l’Elbphilarmonie. C’est également dans ce quartier que pourrait se construire le stade olympique si Hambourg est choisie pour organiser les JO en 2024 (on peut rêver non ?). En tout cas, les balades à Hafen City le long de l’Elbe sont très agréables !

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6-Sternschanze

C’est l’autre quartier branché avec St Pauli. On passe du temps dans les nombreux bars et restaurants de Sternschanze entre amis. Le quartier est aussi connu pour être alternatif. Passez faire un tour à Oma’s Apotheke si vous vous trouvez à Sternschanze un jour.

7-Stadtpark

On peut tout faire à Stadtpark ! Situé au nord de la ville, les Hambourgeois s’y rendent pour se promener, faire du sport ou encore organiser des barbecues les soirs d’été. Vous pouvez également aller faire un tour au Planetarium puisqu’il est en plein Stadtpark. Profitez-en pour monter tout en haut du bâtiment, c’est gratuit et vous aurez une vue d’Hambourg bien sympathique.

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8-Le port

Forcément, si vous êtes à Hambourg, une balade au port s’impose. Vous pouvez vous balader à Landunsgbrücken pour admirer la vue sur Hafen City, ou regarder les bâteaux passer tout en mangeant un Fischbrötchen. Vous avez aussi la possibilité de traverser l’Elbe grâce au tunnel souterrain qui permettait aux ouvriers d’aller travailler au port. Et si vous aimez les comédies musicales, il vous suffit de traverser l’Elbe à l’aide d’une navette pour aller voir « Le Roi Lion » par exemple.

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9-Altona

C’est un quartier à l’Ouest d’Hambourg où vous trouverez des restaurants et des bars bien sympa. Il est aussi intéressant d’aller faire un tour au Fischmarkt situé à la frontière entre Altona et St Pauli au bord de l’Elbe.

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10-Les balades sur les canaux de la ville

Les canaux sont partout à Hambourg. Du nord au sud, vous pouvez vous y balader en bateaux de touristes, en barque ou même en paddle. C’est une manière de découvrir la ville sous un angle différent. Et vous comprendrez peut-être pourquoi les habitants d’Hambourg nomment leur ville : la plus belle ville du monde !
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J’étais au festival Lollapalooza à Berlin

Samedi 12 septembre, j’étais à la première édition du festival Lollapalooza à Berlin. Pour les experts en festival de musique, ce nom doit vous dire quelque chose puisque c’est un événement assez célèbre de l’autre côté de l’Atlantique avec des éditions à Chicago et au Chili (au Brésil aussi…). Comme j’ai bien dansé et bien kiffé, j’ai décidé de vous faire un petit topo de ma journée à Lollapalooza :

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Ma découverte

RAZZ : je ne connaissais pas, avec Pierre (ouais encore lui, le deuxième maugeois de Berlin) on est tombé sur le concert par pur hasard à notre arrivée sur les lieux du festival ! C’est un groupe de rock allemand et c’est plutôt pas mal :

Les concerts coolos

Hot Cip (clique sur le nom du groupe si tu veux écouter) : ce groupe a fait dansé le public du début jusqu’à la fin et c’était vraiment bien ! Mention spéciale à la batteuse du groupe qui assure en live !

Digitalism : C’était l’un des groupes que je voulais voir ! Ces DJs d’Hambourg on fait dansé le public qui a eu l’air d’apprécier ! Je vous laisse découvrir leur musique par ici (ma chanson préférée)

Bastille (clique sur le nom si tu veux écouter) : un peu déçue par leur concert à Paris il y a deux ans, j’ai décidé de donner une seconde chance à Bastille. Et franchement, je n’ai pas regretté. Ce groupe a su capter le public dès le début et leurs tubes fonctionnent tellement bien en live !

Fatboy Slim : simplement cool et excellent ! A écouter par ici . 

Mon concert préféré

Deichkind : pour moi, c’est LA performance de la journée ! Je ne connaissais absolument pas ce groupe de hip hop allemand et j’ai adoré ! En même temps, mes goûts musicaux sont tellement bizarres que je ne pouvais qu’aimer ce groupe de rappeurs formé à Hambourg ! Deichkind mélange hip hop et électro et ça fonctionne ! Les Allemands étaient totalement fous et dansaient dans tous les sens pendant le concert ! Enfants, ados et adultes… tout le monde était réuni pour assister un show totalement fou ! Un concert entourée d’Allemands : geil !

Top 3 des types de public à Lollapalooza

1-Les groupies : elles sont partout, on ne les voit par forcément mais on les entend bien ! Les groupies ont crié tellement fort qu’on ne pouvait pas les rater pendant la journée. Les artistes ayant le plus de groupies ? James Bay (cheveux long, une guitare et une voix de lover : le secret pour les attirer), Bastille (je cherche encore pourquoi ce groupe en a autant) et Macklemore (même bourré, les groupies l’aiment quand même).

2-Les danseurs fous : on les a croisés à tous les concerts, et c’est tellement fascinant. Il y a les gens « cools » qui dansent sans gêner le voisin. Le robot, qui bouge de manière saccadée mais en accord avec la musique. Les personnes qui semblent possédées par la musique et enfin l’enfant totalement dingue qui ne cesse de danser avec sa mère pendant le concert de Deichkind !

3-Les buveurs de vin : festival assez hype oblige, il y avait des bars où l’on pouvait commander du vin ! Sooo French !
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Les tops :

-le site : Tempelhof, l’aéroport abandonné de Berlin et transformé en parc
-les concerts (évidemment)
-le public éclectique et international

Les flops :

-les prix des boissons et de la nourriture un peu chers
-la proximité des quatre scènes

-les trois derniers concerts programmés en même temps, sur trois scènes différentes

Lollapalooza n’aura duré qu’une journée mais j’en garde de bon souvenirs, encore tout récents dans ma tête. C’est quand même cool les festivals !

Leipzig : cool et tranquille

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Avant mon arrivée en Allemagne, Leipzig était pour moi une ville banale de l’ex-RDA, où il n’y avait pas grand chose à faire. Et puis quand j’ai débarqué à Hambourg, on a commencé à me parler de plus en plus de Leipzig comme étant une ville en plein changement, alternative et culturelle, et qui se place en concurrente directe de Berlin. J’ai voulu aller y jeter un œil et je n’ai pas été déçue. Présentation des quartiers explorés le temps d’un week-end cool et tranquille :

Le centre-ville : le quartier historique

Le centre-ville de Leipzig concentre de nombreux monuments qui ont fait l’Histoire de la deuxième ville de Saxe. On y trouve ainsi l’ancienne Rathaus sur la place du marché, les églises Saint-Nicolas et Saint-Thomas, le nouvel hôtel de ville… On se promène facilement dans les vieilles rues pour admirer l’architecture médiévale des bâtiments :

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L’ancien hôtel de ville, qui se trouve sur la place du marché, abrite désormais le musée de l’Histoire de Leipzig.

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L’église Saint-Nicolas est connue pour être un symbole des manifestations pacifiques qui se sont déroulées à Leipzig en octobre 1989. Chaque lundi, des milliers de manifestants se réunissaient devant l’église pour protester contre le régime de la RDA, on appelle ça les « Montagsdemonstrationen ». Une plaque, une tour et une fontaine sont présents sur la place à côté de l’église Saint-Nicolas pour commémorer cet événement qui a précipité la chute du mur de Berlin, un mois après.

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L’église Saint-Thomas est le deuxième lieu de culte célèbre de Leipzig. C’était l’église de Jean-Sébastien Bach, d’ailleurs il a composé quelques morceaux de musique dans cet édifice. On trouve une stèle en mémoire du compositeur allemand dans le chœur de l’église Saint-Thomas.

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Voici le nouvel hôtel de ville, qui ressemble davantage à un château fort qu’à une mairie. Ce monument est assez impressionnant et je peux vous assurer qu’on voit la tour de très loin.

Plagwitz

Avec Pierre (il a fourni quelques photos de cet article), nous avons continué notre visite de Leipzig avec l’exploration du quartier de Plagwitz. Ce Viertel est situé à l’Ouest de la ville. Plagwitz a un côté bobo-mignon et un côté alternatif, où on peut apercevoir quelques messages politiques et engagés. Les anciennes usines ont été transformées en ateliers pour les artistes venus chercher l’inspiration à Leipzig. On a même assisté à un mini concert de rock à l’atelier Westwerk.

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Les résidences assez cools de Plagwitz

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Un bout de Westwerk

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On voit un peu de street art à Plagwitz

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 Un quartier plutôt paisible et vert, où hippies et bobos se mélangent sans problème.

Connewitz

C’est le deuxième quartier branché de Leipzig. Connewitz est situé au sud de la ville et on y trouve des appartements rénovés ou laissés à l’abandon…au milieu de tout ça, la Karl-Liebknecht-Strasse, remplie de bars et de restaurants, accueille les habitants de Leipzig les soirs et week-ends. Dans ce quartier, on change d’atmosphère dans chaque rue, et c’est assez surprenant.

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Un atelier dans Connewitz

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Une façade assez sympa d’un restaurant sur la Karl-Liebknecht-Strasse

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Immeuble non rénové sur la première photo, immeubles rénovés sur la deuxième. Deux ambiances pour un même quartier.

Leipzig : de la verdure et du calme

J’ai apprécié les parcs et toute la verdure de la ville : on se pose sur l’herbe ou sous un arbre pour lire, faire la sieste, boire des bières entre amis…il existe aussi des espaces pour faire des barbecues. C’est vraiment cool et tranquille. J’ai aussi été impressionnée et effrayée par l’imposant Mémorial de la Bataille des Nations (qui commémore la victoire des Russes face à l’armée de Napoléon en 1813). On aurait dit un décor de film, un peu comme dans le Seigneur des anneaux.

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Le mémorial de la Bataille des nations, « truc de ouf' » effrayant, fascinant et avec une belle vue de Leipzig en haut (la photo est en contre-jour, je sais)

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Les parcs de Leipzig : le paradis !

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On admire Leipzig du haut de la colline Fockeberg

Un conseil, si vous avez envie de partir à la découverte d’une ville assez chouette et aux prix vraiment (mais vraiment !!) raisonnables, passez à Leipzig.

Top 8 des habitudes et des choses découvertes en Allemagne depuis un an

Tempelhof Je viens de me rendre compte que je vis en Allemagne depuis plus d’un an. Une année d’aventures, de rencontres, d’opportunités et de belles surprises. A Hambourg, puis à Berlin maintenant, j’ai découvert des choses que je n’avais pas l’habitude de faire ou de voir en France. Et j’ai décidé d’en faire un top 8 :

1-La ponctualité

Les personnes qui me connaissent savent que la ponctualité n’est pas mon fort. J’ai grandi avec le quart d’heure angevin, cette habitude de se pointer à un rendez-vous entre potes plus tard que l’heure prévue. En Allemagne, c’est un peu mal vu d’arriver en retard, mieux vaut avoir 10 minutes d’avance à vos rendez-vous.

2-Le fromage au petit-déj

Fini les croissants et les pains au chocolat, place au fromage et à la charcuterie dès le matin. La première fois que vous vivez ça, c’est un peu surprenant. On vous propose des petits pains avec des trucs que vous avez l’habitude de manger au déjeuner ou au diner. Personnellement, je n’ai jamais testé le fromage dès 7h du matin. Par contre le week-end, la charcuterie passe mieux en fin de matinée.

3-Payer en cash

Les fans du paiement par carte bancaire peuvent vivre un enfer ici. Tout (ou presque tout), se paie en liquide. C’est un casse tête au début, puis au bout d’un an, on commence à s’y faire (surtout quand t’as une EC Card).

4-Traverser la rue quand le petit bonhomme est vert

Même s’il y aucune voiture au carrefour, attendez que le petit bonhomme soit vert avant de traverser la route. Bon c’est aussi un bon moyen de repérer les Français qui traversent quand le petit bonhomme est rouge.

5-Le Polterabend

Le Polterabend c’est une fête que les futurs mariés organisent avant leur mariage. Pendant cette soirée, les invités arrivent avec de la vaisselle (tasses, assiettes…) et la casse pour porter bonheur au jeune couple. C’est bruyant mais c’est très sympa !

6-La Schlager

Style musical typiquement allemand, la Schlager vous transporte dans un univers vintage et totalement décalé. Ecoutez Helene Fischer et vous m’en direz des nouvelles.

7-Prendre le métro avec son vélo

Ça peut paraître un peu fou, mais oui, on peut prendre le métro avec son vélo. Personnellement, je ne comprends pas ce concept, mais ça se fait beaucoup à Berlin (en fait partout en Allemagne je crois). C’est vrai que si on habite au Nord et qu’on veut traverser toute la ville en vélo, mieux vaut faire un bout en métro pour ne pas se fatiguer.

8-A la maison en chaussettes

C’est quasiment systématique, une fois arrivé dans une maison ou un appartement il faut enlever ses chaussures. Tu passes ton temps en chaussettes, c’est assez convivial et ça évite de salir la moquette.

Un soir à Dortmund

Dortmund…c’était un vendredi 13 février, et ce jour restera gravé dans ma mémoire. J’ai eu la chance d’assister à un match du BVB Dortmund, au sein du célèbre Westfalenstadion, aujourd’hui appelé Signal Iduna Park. J’ai une nouvelle fois constaté la passion des Allemands pour le football. Et j’ai apprécié la communion entre les supporters et l’équipe, j’entends encore le mur jaune entonner ses chants dans ma tête.

Avant ce match de Bundesliga Dortmund-Mayence, ça n’allait pas très bien au BVB. Les hommes de Jürgen Klopp enchaînaient les mauvais résultats, ils étaient même tombés à domicile face à Augsbourg (0-1), une dizaine de jours avant notre fameuse rencontre du 13 février 2015. Le club est en difficulté mais les fans sont toujours présents.
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Les fans, parlons en d’ailleurs, car c’est la première chose sur laquelle on tombe lorsqu’on arrive à Dortmund. Des hommes jaunes, dans la rue, à la gare…sirotant des bières entre potes, trois heures avant le match. Oui, il faut bien arriver deux bonnes heures avant la rencontre autour du stade pour s’imprégner de l’ambiance. Entre les odeurs de Bratwurst et de bière, la pression monte petit à petit. Le Fan shop de Dortmund ne cesse d’accueillir les fidèles et curieux du BVB, qui entrent petit à petit dans l’enceinte de l’Iduna Park après avoir effectué leurs achats.

Une heure avant le début du match, le mur jaune déjà en place, commence à chanter et c’est déjà très fort! Le speaker met son micro à fond pour que les 80 000 spectateurs, ou plutôt supporters, puissent entendre l’annonce des joueurs et autres informations importantes. J’en ai même sursauté! Oui les Allemands parlent fort et quand ils chantent, ça s’entend. Les supporters de Dortmund se manifestent dès l’entrée des joueurs à l’échauffement, les gens se lèvent dans les tribunes et font tourner leurs écharpes pour encourager leurs héros. Et lorsque le fameux « You’ll never walk alone » résonne, les frissons arrivent. Les supporters chantent de tout leur coeur et c’est assez impressionnant. A ce moment là, on se dit vraiment qu’on va assister à un match mémorable.

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Et en effet, le match a été assez dingue. Résultat final : 4-2 pour Dortmund. Mais la victoire a été difficile à obtenir puisque Mayence a ouvert le score moins d’une minute après le coup d’envoi. D’ailleurs ce but m’a marquée puisque la plupart des supporters du BVB n’ont pas arrêté de chanter pour autant, ils ont même intensifié leurs encouragements. Ce qui a confirmé ma pensée : ces gens-là aiment vraiment le football, quoiqu’il arrive, ils seront toujours présents pour leur équipe. Et sans ce soutien, les joueurs de Dortmund auraient probablement sombré et perdu le match. Avec Benjamin (sa première visite en Allemagne), on a retenu quelques chants plutôt sympa et qui disaient « BVB ist wieder da » (le BVB est de retour) ou « Heja BVB ». On se faisait des nouveaux potes à chaque but inscrit par Dortmund. L’ambiance était extra et ça nous a donné envie d’y retourner. C’est quand même sympa la Bundesliga!

Première à l’Opéra, Oper in Berlin

Berlin me réserve bien des surprises ! C’est dans cette ville , au Schiller Theater, que j’ai assisté au premier Opéra de ma vie. Deux années à Paris et je n’ai même pas pensé une seule seconde à aller voir un Opéra. Alors quand on m’a proposé de découvrir « Le Barbier de Séville » de Rossini, je n’ai pas hésité.

Je ne suis pas habituée à ce genre de spectacle, donc une fois arrivée au Schiller Theater, je ne me sentais pas trop à ma place. Déjà, la moyenne âge devait être de 60-70 ans, et tout le monde était bien habillé. Moi je sortais du boulot, vêtue d’un jean et d’une marinière. Mais vous savez en Allemagne on s’en fiche un peu, je suis quand même passée inaperçue, et personne ne m’a jeté un regard étonné ou scandalisé parce que je ne portais pas de robes longues et des talons.

Avec un ami, on avait pris les places les moins chères. Nous étions donc dans le fond du théâtre mais quand même très bien placés, au centre pour pouvoir profiter de l’orchestre et de la scène. L’Opéra commence par une ouverture de l’orchestre, un morceau de 7 minutes que vous connaissez sûrement. L’air est très connu. 

J’étais étonnée par la douceur de la musique, après une journée de boulot, je peux vous assurer que c’est très relaxant. L’ouverture musicale terminée, les chanteurs d’Opéra arrivent sur scène et le spectacle commence. Toutes les scènes étaient en italien et les sous-titres allemands s’affichaient sur un écran sous le plafond du théâtre. Ce n’est pas très pratique pour suivre (surtout quand on est française) puisque notre regard ne se fixe jamais. On ne veut pas rater une miette de ce qui se passe sur la scène tout en regardant ce que les chanteurs racontent. Heureusement que j’avais quelques notions d’italien, mais ce n’était pas évident. J’ai appris des nouveaux mots en allemand, l’Opéra peut être divertissant et ludique à la fois.

J’ai adoré la précision des gestes des chanteurs toujours en accord avec l’orchestre. La mélodie annonçait le ton de la scène : bruit sourd et lourd pour une scène cruciale, et musique légère pour les moments joyeux et drôles. Le metteur en scène a très bien su mélanger le classique de la pièce et la modernité. Les costumes étaient magnifiques et les chanteurs très doués. Comme je n’avais aucune attente, j’ai trouvé cet Opéra génial et très bien réussi. En fait, c’est la comédie musicale de l’époque, bien moins ringard qu’on peut le penser.

A la découverte d’une start-up à Berlin

Stimmt, j’ai commencé mon stage depuis trois semaines à Berlin. Il est donc temps de vous parler de l’ambiance de travail au sein d’une start-up berlinoise.

Je travaille au sein d’une rédaction d’une agence de marketing en ligne, très internationale. Je rédige des textes en français mais je suis entourée d’Allemands (normal), d’Espagnols, de Néerlandais, d’Anglais, des Américains, des Français et même des Australiens. Je passe mes journées à parler allemand/anglais/français, un pur bonheur ! Merci la mondialisation et l’espace Schengen ! Cette expérience toute nouvelle m’emballe déjà.

Dans cette start-up, tout est fait pour travailler dans les meilleures conditions possibles. Plus d’une centaine d’employés sont réunis dans un Open Space très lumineux et moderne. Pour communiquer avec ton chef, tes collègues (te taper la discute aussi), tu utilises Skype. Un moyen pratique pour éviter les brouhahas qui pourraient gêner les adeptes du travail en silence. Et puis parfois, ton bureau se trouve loin des tes chefs de service, un petit mot sur Skype t’évite ainsi de te déplacer à l’autre bout de la salle.

10389064_10153210237372818_3014904625216168955_nBerlin et ses toits, sa tour de télé au loin

Les petits nouveaux (j’en fait partie hihi) sont accueillis à bras ouverts, idéal pour bien s’intégrer et se sentir à l’aise dès le début. Des soirées entre collègues, appelées team event, sont même organisées. Beaucoup de personnes écoutent de la musique en travaillant, c’est très amusant de les voir avec leurs casques vissés sur la tête. Je me suis prise au jeu, et c’est très agréable. Cette ambiance à la cool te permet d’oublier le stress des missions à terminer pour la fin du mois.

Dans cette start-up, on oublie la cravate, le costard, le tailleur…il n’y a pas de règle vestimentaire. Le style est plutôt décontracté, même pour les patrons. Tu peux venir en baggy et casquette à visière droite, on ne te dira rien. Du coup, je suis tentée de mettre mon T-shirt du « FC St.Pauli » (avec un belle tête de mort dessus). Il faut que j’ose un jour. J’aperçois quelques maillots de foot les jours de matchs de Bundesliga ou de Ligue des champions. Faudrait-il que je vienne au boulot avec mon maillot du FC Nantes les jours de Coupe de la ligue ou de Ligue 1 ?! Le jaune et vert sont des couleurs tellement passe-partout !

Vous l’aurez compris, cette start-up fait tout pour que je me sente chez moi à Berlin. La transition entre Hambourg et la capitale s’est faite en douceur, et une chose est certaine, les deux villes sont vraiment chouettes. Cette ambiance à la cool est très plaisante.

Ah et j’oubliais : on peut boire des bières au bureau !!! L’Allemagne me surprendra toujours.

Die Musik in Deutschland

Quelle honte, je n’ai pas alimenté ce blog depuis des mois ! J’ai dit adieu à Hambourg en juillet pour rentrer en France. Mais mon aventure en Allemagne ne s’arrête pas là, puisque je repars en septembre. Et cette fois, je vais travailler à Berlin pendant six mois, au moins…

Pendant mon séjour dans cette magnifique ville d’Hambourg, j’ai eu l’occasion de découvrir quelques artistes allemands. Comme dans tous les pays, il y a des chansons sympas, qui rythment vos journées, vos soirées entre potes, et d’autres chansons, ultra bizarres, très médiocres ou même complètement nazes (chacun ses goûts forcément). J’ai décidé de vous faire partager quelques titres allemands qui ont bercé mes aventures.

  • Made in Hamburg

Bien sûr, j’étais dans la région d’Hambourg, donc je vais commencer par vous parler de groupes et de chanteurs originaires de la ville. Tout d’abord, il y a Jan Delay. L’Allemand est assez connu dans la région, notamment parce qu’il écrit des chansons en l’honneur de la ville et de la région. Parmi ses chansons célèbres, il y a « Oh Jonny » . Cliquez sur les liens pour écouter, n’ayez-pas peur! En l’honneur d’Hambourg, il y a également « Reeperbahn » et son dernier succès « St Pauli » . Les deux derniers titres passent souvent dans les clubs de la ville. D’ailleurs, Reeperbahn, est l’avenue principale du quartier de St. Pauli, le lieu incontournable pour passer vos soirées.

Côté Hip Hop, le groupe Fettes Brot (traduisez « Les pains gras »), n’hésite pas non plus à parler d’Hambourg dans leurs titres. Le groupe est composé de trois garçons : Dokter Renz, König Boris et Björn Beton, et existe depuis 1992. Dans leur chanson « Für immer immer » (« Pour toujours, toujours »), les Allemands énumèrent les quartiers d’Hambourg dans lesquels ils pourraient aimer leurs dulcinées. Plus récemment, le clip « Fussballgott » (« le Dieu du football) a été tourné dans leur ville d’origine. Mais en Allemagne, le groupe est plus connu pour son titre  « Jein » .

  • Chansons souvenir, à la limite du kitch

Pendant la Coupe du monde de football, les Allemands écoutaient de drôles de chansons, qui sont devenues des hymnes, mes chansons favorites également. Ma préférée reste « Auf uns » (« A nous ») d’Andreas Bourani. Pendant le mondial, cette chanson est devenue un tube et le générique de la chaîne de télévision ARD qui diffusait la compétition. Deuxième chanson fétiche : « Atemlos durch die Nacht » d’Helene Fischer. Helene Fischer est une vraie star en Allemagne, difficile à croire lorsque l’on écoute ses chansons pour la première fois. Tout le monde connait « Atemlos durch die Nacht », ce morceau kitch et entraînant sur lequel tu ne peux pas t’empêcher de danser. Oui, j’ai également entonné ces « Oh Oh » avec mes amis dans les clubs de Reeperbahn. Helene Fischer a même eu le privilège d’interpréter son tube à la porte de Brandebourg avec les joueurs de la Mannschaft, sacrés Champions du monde de football au Brésil (admirez les magnifiques pas de danse de Thomas Müller).

Sinon, dans le genre des grands classiques, j’ai découvert les Toten Hosen, un groupe de rock ultra populaire outre Rhin. Les « pantalons morts », traduction française, sont connus pour leur titre « Tage wie diese » (« des jours comme celui-là ») que les Allemands connaissent par coeur évidemment. Dans leurs morceaux, les Toten Hosen savent bien mélanger le rock et le punk et j’ai été conquise.

Je ne peux pas terminer ce papier sans vous parler de Cro, ce chanteur masqué qui mélange pop et hip hop. Il cartonne depuis quelques mois avec son titre « Traum » (« rêve ») mais j’ai une préférence pour « Du » (« toi »). Que vous écoutiez du rock, de l’électro (oui surtout), de la pop, du rap… vous trouverez forcément un artiste allemand qui vous plaira.

 

 

 

We love St. Pauli

Après presque un mois sans post sur ce blog, je suis de retour ! Et cette fois je vais vous faire découvrir l’ambiance du FC St. Pauli. Dimanche 27 avril, j’ai eu la chance d’assister à un match de football de cette équipe (St. Pauli – VfR Aalen) avec un journaliste de NDR. C’était une expérience incroyable que je ne suis pas prête d’oublier !

Un peu d’histoire
Le FC St. Pauli (Sankt Pauli) a été créé en 1910. C’est un club omnisport qui comprend une section de football ou encore de rugby. St. Pauli est un quartier d’Hambourg, assez incontournable si vous venez en ville. L’équipe de football est très populaire à Hambourg mais aussi dans toute l’Allemagne. Il y a même des groupes de supporters à l’étranger. Le club est réputé pour être antifasciste et antiraciste. St. Pauli a évolué quelques années en Bundesliga. Cette saison, l’équipe joue en 2. Bundesliga (Ligue 2 allemande si vous préférez). Et devinez qui est son principal rival ? Le Hamburg SV bien sûr.

Une atmosphère unique
Je crois que le Millerntor Stadion est le stade le plus Rock’n’Roll d’Allemagne ou du moins le plus Rock que je n’ai jamais vu. Situé en pleine ville d’Hambourg, les fans du FC St. Pauli arrivent plus d’une heure avant le match face à Aalen. Et j’ai compris pourquoi lorsque j’ai mis les pieds en tribune presse. Ici le « Foot Business » n’existe pas, ça respire le vrai foot, sans paillettes et sans stars ! C’est la passion qui compte. La playlist donne le ton de l’après-midi! Adieu David Guetta et Pitbull, je n’ai entendu que des classiques du Rock et Hard Rock. Au Millerntor Stadion, tu es accueilli au son d’ACDC. Il y a même des chansons à la gloire du club, comme celle-ci : The Skatoons – Wir gehen zu St. Pauli (ma préférée). Les fans eux-mêmes sont des Punks, enfin beaucoup d’entre eux. L’ambiance est conviviale et familiale. Je n’ai pas vu beaucoup de policiers à l’entrée du stade. Le Millerntor s’agrandit depuis 2009. Désormais, le stade peut accueillir environ 27000 spectateurs. L’enceinte est tout le temps pleine. Les tribunes sont adaptées pour que les fans puissent suivre le match debout. Assez pratique pour les Kops.

L’entrée des joueurs pour l’échauffement m’a également marquée. Les joueurs adverses, du VfR Aalen, ont foulé la pelouse du Millerntor sans se faire siffler par le public. C’est quelque chose que j’ai rarement vu dans les stades en France. Les fans du St. Pauli ont une notion du respect de l’adversaire assez claire. Et lorsque leur équipe arrive sur le terrain, l’ambiance devient folle. Les joueurs du FCSP font un tour d’honneur et applaudissent leurs supporters qui les acclament. Une vraie communion avec leurs fans ! Peu avant l’entrée des joueurs pour le match, les supporters entonnent les chants à la gloire du club! Ils chantent tellement fort que le speaker est obligé de mettre le volume maxi à son micro pour parler. Les joueurs entrent sur le terrain au son de « Hells Bells » d’ACDC. Ambiance !!! Durant le match, de nombreux chants se succèdent, j’ai même entendu « Aux armes » en français. Un moment assez dingue !

On a aussi entendu les supporters d’Aalen, venus en nombre avec drapeaux et tambours (coucou Thiriez). Il faut dire que leur équipe a gagné le match 3-0. « Tu assistes au plus mauvais match du St. Pauli cette saison » m’a même dit le journaliste de NDR. La poisse! Mais même menés de trois buts, les supporters de St. Pauli continuent d’encourager leur équipe. J’ai frissonné lorsque tout le stade criait « St. Pauli !!!! St. Pauli !!! » lors du pénalty accordé à Aalen en deuxième période. Le score final m’importait peu, l’atmosphère du stade m’avait scotchée.

Je me rends compte que le football a une place privilégiée dans le cœur des Allemands. Hambourg vit au rythme de ses deux équipes : St. Pauli et le HSV, en grande difficulté pour essayer de se maintenir en Bundesliga. Le football est plus qu’un sport ici, c’est la vie !